Annuaire d' éditeur / Hugo Image
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Hugo Image

Maison d'édition à compte d'éditeur

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Adresse

38 Rue La Condamine, 75017 Paris
France

Dépôt de manuscrits

Par voie postale:

Service des manuscrits
34/36 rue La Pérouse
75018 Paris
France

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Une réponse favorable à la publication sera donnée entre 2 à 3 mois après réception de votre texte. Passé ce délai, les manuscrits ainsi non retenus par le comité éditorial seront systématiquement détruits. Les manuscrits non accompagnés d’une enveloppe timbrée affranchie du montant dû pour le tarif normal ne seront pas renvoyés. Il n’y a ni retour en recommandé, ni renvoi à l’étranger.

Maisons d'éditions similaires :

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Noir Sur Blanc (Les éditions)

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 1987
320 livres au catalogue dont 22 publiés par an
Les éditions Noir sur Blanc ont été créées en 1987 par Vera et Jan Michalski, couple aux origines suisses, polonaises, russes et autrichiennes. Leur ambition humaniste et littéraire de l'époque : créer des passerelles entre les cultures et les peuples de l'Europe de part et d'autre du rideau de fer. Initialement centrée sur les domaines  polonais et russe, la production de la maison s'est élargie aux pays voisins puis au reste du monde. Passeurs de textes entre le monde francophone et la Pologne, et au-delà, les pays de l'Est européen, Vera et Jan Michalski se sont attachés dès le début à publier en français et en polonais. Cette démarche originale et unique constitue une des caractéristiques de la maison d'édition.
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Rue de l'échiquier

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 2008
65 livres au catalogue dont 20 publiés par an
Fondée en 2008, Rue de l'échiquier est une maison d'édition indépendante et propose une ligne éditoriale singulière dans le champ des sciences humaines et sociales.
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Ocrée (éditions)

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 2018
15 livres au catalogue dont 6 publiés par an
Soucieux de satisfaire au plus grand nombre de lecteurs, nous proposons d’une part, des genres inscrits dans la littérature générale : romans, récits, nouvelles, santé... Et d’autre part, des ouvrages du 7 e art, principalement des scénarios de film.
 
Collection Court Scénar
La collection Court Scénar réunit les scénarios de film de court-métrage (durée inférieure à 59 minutes). Notre premier auteur, Benjamin Belando a inauguré cette collection en 2016 avec son tout premier ouvrage « Happiness », une histoire dramatico-romantique touchante. Tous nos ouvrages de cette collection sont facilement identifiables par un numéro et un code couleur.
 
Collection Long Scénar
La collection Long Scénar réunit les scénarios de film de long-métrage (durée supérieure à 60 minutes). Notre premier auteur, Benjamin Belando a inauguré cette collection en 2016 avec son titre « Sharkane », qui, au-delà de son histoire, dénonce avec ferveur la captivité des animaux dans les parcs à thème, notamment les mammifères marins. Tous nos ouvrages de cette collection sont facilement identifiables par un numéro et un code couleur.
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Michel Lafon

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 1980
700 livres au catalogue dont 150 publiés par an
En 1980, Michel Lafon créait sa maison d'édition, avec derrière lui un parcours déjà riche et atypique où il fut tour à tour patron de presse (il a créé le magazine Podium, puis dirigé Hachette Presse Jeunesse) et producteur de télévision.Cette pluralité, ce goût d'une culture grand public de qualité sont rapidement devenus l'empreinte d'une maison d'édition qui, à raison de plus de 150 livres par an, s'est hissée parmi les plus importantes de France, sans pour autant renoncer à son indépendance.Il en résulte un catalogue d'une très grande variété. - Des témoignages emblématiques d'un monde en mouvement et des documents largement relayés dans les médias parce qu'offrant une autre vision de l'actualité ; - Des romans signés par les plus grandes plumes de la littérature contemporaine, qui permettent l'évasion tout en éveillant les consciences ; - Des thrillers qui ne laissent au lecteur aucun répit et utilisent les moyens les plus insolites pour des frissons garantis ; - Une littérature jeunesse foisonnante, explorant des univers fantastiques plébiscités par les petits comme les plus grands ; - Des beaux livres événements, qui célèbrent les hommes qui ont fait notre Histoire, nos passions, la France des terroirs ou encore les saveurs de l'enfance...Distribuées en France et dans tous les pays francophones (Belgique, Suisse, Luxembourg) par Editis-Interforum et les messageries ADP (Canada), les éditions Michel Lafon bénéficient d'une diffusion particulièrement équilibrée entre les deux plus grands réseaux que sont les librairies (1er et 2d niveau) et les grandes surfaces.Cette belle visibilité est encore renforcée par des partenariats réguliers avec les enseignes (Fnac, Virgin, Cultura, etc.), les sites de vente en ligne, de vastes campagnes d'affichage et de promotion.Enfin, forte d'un puissant réseau international, la maison d'édition a développé, avec le soutien de l'Unesco, une collection d'ouvrages scolaires pour les élèves et les étudiants d'Afrique.
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Phaidon

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 1999
Le nom Phaidon fait directement référence au Phédon, dialogue de Platon, où Socrate, dans son discours sur l’immortalité de l’âme, s’adresse à Cébès en ces termes : « Toutes les belles choses deviennent belles par le Beau ». Tendre vers la beauté essentielle, tel est l’idéal que Phaidon s’efforce d’atteindre.Phaidon a été fondée à Vienne par Bela Horowitz et Ludwig Goldscheider en 1923. Fin lettré, Bela Horowitz s’intéressa d’abord à la réédition d’ouvrages classiques et, soucieux de mettre le livre à la portée de tous, il introduisit dès la création de Phaidon le principe fondamental que l’on connaît aujourd’hui : une qualité visuelle et éditoriale accessible à tous. Cette double exigence le porta naturellement vers les livres d’art, publications alors réservées aux cercles d’initiés. Dès 1934 parut une première monographie de Van Gogh, peintre alors largement méconnu du public : le succès fut considérable, à la grande surprise de Bela Horowitz et de son associé Ludwig Goldscheider dont l’ingéniosité leur avait permis d’ouvrir une brèche dans un marché apparemment sclérosé.Contraint de quitter Vienne avant la guerre, Bela Horowitz s’établit à Oxford puis à Londres, où il poursuivit son activité d’éditeur jusqu’à sa mort en 1955, laissant à ses héritiers le soin de continuer son œuvre, véritable entreprise de démocratisation de l’art. Depuis 1991À partir de 1968, Phaidon connut plusieurs changements de direction avant d’être rachetée en 1991 par Richard Schlagman alors que la société était en grandes difficultés financières. Depuis, sous l’impulsion de son président et propriétaire Richard Schlagman, Phaidon n’a cessé d’explorer des domaines moins étudiés tels que la photographie, la mode, le design ou l’architecture.Entièrement indépendante, Phaidon compte aujourd’hui environ 150 personnes, réparties dans les bureaux de Londres, New York, Paris et les antennes de Milan, Barcelone et Tokyo.Depuis 2005 : développement d’une collection « Jeunesse »En 2006, Phaidon publie en français Le Musée de l’art pour les enfants. Volume 1 d’Amanda Renshaw (Directrice éditoriale de Phaidon) et en 2007, son second volume. Ces ouvrages d’initiation à l’art pour les enfants à partir de 6 ans sont conçus comme des visites guidées et interactives au cœur d’un musée dont les œuvres ont été choisies spécialement pour eux. Les mouvements, styles, supports, formes et thèmes sont variés et rythment ces amusants parcours jalonnés de questions et de pauses créatives : « Est-ce que cette image te rappelle ta classe ? », « Est-ce que tu collectionnes quelque chose ? », ou « Comment t’y prendrais-tu pour caricaturer un objet ? ». Raphaël, Léonard de Vinci, David Hockney, Arman ou Andy Warhol sont quelques-uns des 60 artistes à découvrir à travers les deux volumes du Musée de l’art pour les enfants. Pour poursuivre et approfondir la visite, une fiche technique en fin d’ouvrage pour chaque œuvre précise sa date de création, ses dimensions, son lieu de conservation, les matières qui la composent. Le Musée de l’art pour les enfants vient parfaitement illustrer, comme avait pu le commenter Etienne Delessert, que « les limites de la perception de l’enfant, de ses facultés d’assimilation et de sa sensibilité n’existent que dans l’esprit des adultes. ».En 2008, Phaidon publie Au pays des petits poux de Beatrice Alemagna, album pour les enfants à partir de 3 ans.Phaidon est également l’éditeur, en anglais, des aventures du Petit Nicolas de Goscinny et Sempé et des ouvrages de Tomi Ungerer.
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La joie de lire

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 1937

L’histoire de La Joie de lire remonte à 1937, lorsque Paul Robert fonde à Genève la librairie du même nom. L’idée est pionnière et La Joie de lire devient l’une des premières librairies jeunesse d’Europe. Francine Bouchet en prend la direction dès 1981 et met sur pied plusieurs activités, dont les mercredis de lecture et le Prix Enfantaisie qu’elle lance en 1987.

Elle fonde la même année les éditions La Joie de lire, s’inscrivant ainsi dans la longue tradition suisse d’éditeurs-libraires engagés. «Je suis venue tardivement à l’édition », commente-t-elle.

Après quelques années en Faculté des Lettres, Francine Bouchet commence à enseigner et s’intéresse à l’approche junguienne de la psychologie. « Elles ont été mes années de formation en quelque sorte. J’ai beaucoup appris dans tous les domaines ». Un goût pour l’éclectisme qui se retrouve dans le catalogue qu’elle a étoffé de manière intuitive, « au gré des rencontres ».

Si l’éditrice fait confiance à son instinct et sait se laisser surprendre, certaines exigences demeurent. La qualité tout d’abord, du texte et de l’image, mais aussi beaucoup de créativité car si ses livres n’ont pas de fonction pédagogique, ils doivent avoir une valeur éducative.

Le livre comme espace de liberté, le livre comme « une proposition qui ne fournit pas de réponse ».

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Cavalier Bleu (Éditions Le)

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 2000
200 livres au catalogue dont

Parce que nous avons plus que jamais besoin des sciences humaines pour rendre notre monde intelligible.

Créées en 2000 par Marie-Laurence Dubray, les Éditions du Cavalier Bleu s’attachent à renouveler des domaines bien établis de l’édition de sciences humaines. En écho au Blaue Reiter qui a donné son nom à la maison, l’équipe partage le même désir de rompre avec la tradition et le refus de tout dogmatisme.

Les premiers titres ont vu le jour en 2001 dans la collection « idées reçues », devenue la collection phare du Cavalier Bleu avec plus de 200 titres. D’autres collections sont ensuite venues enrichir le catalogue avec, chaque fois, la volonté de faire appel à des auteur·e·s, spécialistes dans leur domaine, qui acceptent de relever le défi d’une vulgarisation intelligente et de rendre ainsi accessible au plus grand nombre une analyse nuancée des connaissances actuelles dans leur discipline.

Pour que chaque livre soit une invitation à changer d’angle et à réfléchir loin de tout prêt-à-penser.

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Cercle d'Art

Maison d'édition à compte d'éditeur

Pablo Picasso lui-même joua avec les Éditions Cercle d’Art le rôle de la bonne fée se penchant sur le berceau du nouveau-né en 1949. Ayant encouragé son ami Charles Feld, imprimeur durant la Résistance, à créer son entreprise, il resta son compagnon de route jusqu’à sa disparition. En effet, bien avant Andy Warhol, Picasso fut sans doute le premier artiste au monde à avoir compris l’intérêt de diffuser son œuvre sur tous les supports existants. À travers Feld et le Cercle d’Art, il entrevoyait le très large public auquel il allait pouvoir faire connaître son œuvre par le procédé nouveau de l’imprimerie offset.

Grâce à la notoriété de Picasso et à son aura artistique et intellectuelle tant en France que dans le monde entier, les Éditions Cercle d’Art ont construit progressivement un très riche catalogue de livres de fond sur l’art international, ancien, moderne, aussi bien que contemporain. Plus d’un demi-siècle après sa fondation, sa mission est demeurée la même : promouvoir la création et les artistes par le livre.

Pluridisciplinaire, la ligne éditoriale délaisse querelles de chapelles, d’époques, de courants pour transposer l’époque dans les plus beaux livres, les mieux réalisés, les plus soignés qui soient. Cercle d’Art veut agir en interprète des créateurs et de leurs thématiques personnelles, de leurs univers et de leurs émotions.

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Chariot d'or

Maison d'édition à compte d'éditeur
100 livres au catalogue dont 10 publiés par an
Les éditions Chariot d’Or sont principalement spécialisées en spiritualité et médecine orientale, Tao et techniques de bien-être. Ses ouvrages sur le Qi Gong font référence dans le domaine, avec notamment les 5 tomes du Traité de Qi Gong médical du Pr Jerry Alan Johnson. La maison propose un catalogue de plus de 100 titres dont une dizaine de nouveautés par an.
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DDB

Maison d'édition à compte d'éditeur crée en 1877

Les origines
La fondation en 1877 à Bruges de la maison d’édition Desclée de Brouwer et Compagnie suit de trois ans celle de Desclée, créée par Henri et Jules Desclée qui s’associent Alphonse de Brouwer, propriétaire d’une mégisserie. Ensemble ils créent l’imprimerie Saint-Augustin, destinée à appuyer les efforts de la société Saint-Jean l’Évangéliste de Desclée. Cette initiative s’inscrit dans une période d’industrialisation de la Belgique où, comme la plupart des autres pays européens, la scolarisation progresse et où l’édition catholique voit se développer de prestigieuses maisons comme Brepols ou Casterman.

1877-1920 : les débuts d’une puissante société franco-belge
Très vite Desclée de Brouwer et Cie songe à s’installer en France et apparaît complémentaire de Desclée, reconnu « éditeur pontificale » et publiant des livres pour des clercs. Desclée de Brouwer oriente ses productions vers la culture chrétienne en général comme l’attestent ses premières parutions : La Revue de l’art chrétien, les Vitraux de la cathédrale de Bourges, avant de se lancer grâce à son imprimerie de Bruges dans la publication du Missel de dom Gaspar Lefebvre. Plusieurs librairies s’ouvrent à Lille, ensuite à Paris (rue du Vieux-Colombiers, puis rue de Rennes), à Nîmes et même à Rome. Devenue une puissante société, Desclée de Brouwer et Cie est l’une des premières maisons à utiliser la machine Typograph de Rogers ; elle devient tout normalement un des membres actifs du Syndicat des éditeurs belges.

1920-1946 : les années des « grandes amitiés »
Avec la collaboration d’éditeurs de renom tels qu’Étienne Gilson et Jacques Maritain, disciple de Léon Bloy, la politique éditoriale connaît une véritable explosion après le Première Guerre mondiale. Réunissant autour d’eaux des représentants du « renouveau catholique » qui a caractérisé la France dès le début du siècle – Charles Péguy, Paul Claudel, Julien Green par exemple –, Pierre Van der Meer de Walcheren, anarchiste converti par Léon Bloy, devenu directeur littéraire avant Stanislas Fumet, publie les œuvres des nouveaux convertis (Gertrude von Le Fort), les textes des mystiques (Jean de la Croix, Thérèse d’Avila). Le catalogue s’enrichit de titres qui connaissent de grands succès, comme Distinguer pour unir les degrés du savoir de Jacques Maritain (1932). Lui-même fonde et dirige plusieurs collections nouvelles : « Questions disputées », « Choisir », « Temps et visages », « Bibliothèque française de philosophie ».
Sous la houlette de Pierre Van der Meer, les collections se multiplient : « Les Grands Mystiques » ; on lance des revues de réputations internationale : Les Études carmélitaines, la Revue thomiste; on entreprend la publication d’une œuvre monumentale avec la « Bibliothèque augustinienne », etc. En 1932, la revue Esprit voit aussi le jour au sein de cette équipe éditoriale. Le renouveau intellectuel se caractérise alors par un éclectisme catholique, par l’affirmation d’une autonomie de la pensée laïque et l’engagement politique avec la guerre d’Espagne. Le dialogue avec l’humanisme est représenté par Bernard Guyon (collection « Les Écrivains devant Dieu ») de Henri Gouthier.
 

1946-1970 : une multinationale
Malgré le départ de plusieurs auteurs vers la nouvelle maison d’édition du Seuil, DDB, selon l’abréviation un temps adoptée, connaît une extension internationale : l’imprimerie se modernise pour produire La Sainte Bible qui sera traduite en plusieurs langues ; la maison d’édition s’implante à Bilbao, Buenos-Aires, Utrecht, New York et Montréal, tout en développant une chaîne de librairie à Bruxelles, Louvain, Utrecht, Breda. Elle négocie avec le Cerf la diffusion de la fameuse Bible de poche, ainsi que la collection « Foi vivante » et promeut la publication d’œuvres considérables : celles notamment de Michel de Certeau, Pierre Emmanuel, Hans Küng, Karl Rahner, Hans Urs von Balthasar, les cardinaux Léon-Joseph Suenens et Charles Journet, dom Helder Camara et Maurice Zundel. La maison ouvre ainsi largement ses portes aux auteurs conciliaires et développe une collaboration intense avec des ordres religieux, notamment avec les jésuites (en lançant la collection « Christus »). En 1966, Maritain, alors retiré chez les Petits Frères à Toulouse, signe un dernier livre qui devient en quelques jours un manifeste retentissant, Le Paysan de la Garonne.

De 1970 à 2000 : du déclin au sursaut
La prise du pouvoir de la structure familiale de DDB revient à Marc Desclée de Maredsous, à qui Georges de Halleux doit céder le pouvoir, alors que la maison traverse des années difficiles : les librairies sont vendues, l’imprimerie est en faillite, les filiales s’autonomisent, la multinationale se désagrège, le catalogue est dénaturé et beaucoup d’auteurs partent.

En 1982, le groupe de Publications de la Vie catholique (PVC) rachète à 100 % le capital de Desclée de Brouwer. Le redressement s’effectue en plusieurs années, grâce à un renouvellement de l’équipe éditoriale dirigée désormais par André Bourgeois, directeur général, riche d’une longue expérience éditoriale et commerciale, épaulé par Jacques Deschanel qui, ayant fait toute sa carrière chez DDB, en est la mémoire et l’âme, et enfin grâce à Michel Houssin qui depuis 1987 assure la présidence.

Le succès sourit à nouveau à la maison qui conjugue fidélité à l’histoire, innovation éditoriale, réorganisation des services commerciaux ; soucieuse d’enraciner le religieux dans une culture ouverte (philosophie, psychologie et littérature), elle intègre le Catalogue de la maison quadragénaire l’Épi en le prolongeant. Appelée un temps DDB, la maison renoue aussi avec la dénomination plus classique Desclée de Brouwer.

Entre-temps, elle est redevenue une société importante (30 personnes à l’effectif pour l’édition), réalisant un chiffre d’affaires qui a plus que triplé en quinze ans (dont 20 % à l’exportation) ; il était de 12 millions en 1982, en 1996 d’environ 46 millions, et le nombre de titres annuel est passé de quelque 50 à plus de 120). Sa collaboration ne se limite pas au Cerf, elle s’ouvre à d’autres maisons telles que Grasset et Flammarion. Si elle fait encore 30 % de son chiffre d’affaires avec la Bible (Bible de Jérusalem, Chouraqui et sœur Jeanne d’Arc), la maison s’honore de valoriser l’œuvre de Jean Guitton, Marcel Légaut, Maurice Bellet et Éloi Leclerc, et de publier des ouvrages d’André Frossard, Jean Delumeau, Jeanne Bourin et Sylvie Germain, tout en promouvant des études sur l’islam (Denise Masson, Louis Gardet), sur le judaïsme, sans négliger ni les sagesses orientales (Jean Déchanet) ni les diverses confessions chrétiennes et notamment l’orthodoxie. Par ailleurs de nouvelles collections se sont imposées : « Petit vie de… », « L’Aventure spirituelle », « Petite encyclopédie moderne du christianisme », « Anthropologique », etc. Le Jésus de Jacques Duquesnes publié fin 1994 en collaboration avec Flammarion a été un best-seller qui a relancé le débat sur la christologie.

Comme l’a souhaité expressément André Bourgeois, directeur générale de 1982 à 2000, Desclée de Brouwer cherche « à s’ancrer dans la pensée contemporaine sous toutes ses formes ».

Après celui du groupe Le Monde, le rachat par la maison d’édition religieuse suisse Parole et Silence en 2006 fait entrer Desclée de Brouwer dans une nouvelle phase. La maison édite à présent près de 130 nouveautés par an, et se concentre principalement sur des problématiques très religieuses. En 2012, la maison est placée en redressement judiciaire et a accumulé de très fortes dettes. Elle est rachetée en 2014 par le groupe Elidia, présidé par Bruno Nougayrède et Loïc Mérian.

Aujourd’hui
Le nombre de nouveautés par an est ramené à une trentaine et, sous la houlette de Bruno Nougayrède, les éditions Desclée de Brouwer se recentrent sur les sciences humaines, les sciences religieuses et les essais. La maison d’édition Artège, membre du même groupe, reprenant le fond « confessionnel chrétien » de la maison. Les éditions Desclée de Brouwer retrouvent ainsi leur vocation de maison de savoir et de connaissance. Elles participent à l’intelligence de la société et des phénomènes religieux.

Elles publient à l’automne 2015, dans l’esprit de ce renouveau éditorial, l’essai remarqué et remarquable de Pierre Manent sur la place des religions dans la société, Situation de la France.

Une politique ambitieuse de développement des fonds numériques et papier est enclenchée.

Fidèle à ses origines et à son histoire, les éditions Desclée de Brouwer entrent ainsi résolument dans le XXIe siècle et participent, à leur mesure, à la transmission du savoir et à la réflexion autour de ce savoir.

Cet historique s’appuie très largement sur un article de Charles Chauvin que nous remercions pour ce travail.

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