Manucius éditions: contact et modalités de dépôt d'un manuscrit
Au début du XVIe siècle, Aldo Manuzio dit Manuce, humaniste vénitien, fonde sa propre imprimerie. Il inaugure ce qui sera plus tard appelé la «dynastie des Aldes» et lance un programme de publications qui va fournir quelques-uns des plus beaux volumes de l’histoire de l’édition. Dans la tradition de la Renaissance il se concentre sur les auteurs de l’antiquité et met à disposition les auteurs grecs et latins classiques dont il respecte scrupuleusement le texte original afin de laisser le lecteur «converser librement avec les morts glorieux».
Les volumes produits par son imprimerie portaient la fameuse marque au dauphin, symbole d’agilité, enlacé autour d’une ancre (repris dans le logo de la maison), symbolisant la stabilité et qu’entourait le nom «ALDVS» en deux syllabes. La devise des Aldes étant Festina lente autrement dit «hâte-toi lentement» qualité sans nul doute précieuse en matière d’édition…
Mais cet humaniste distingué ne va pas se contenter d’exhumer pour large part la culture gréco-latine, il va également s’entourer des plus fameux intellectuels de son temps et créer ce que l’on pourrait aujourd’hui appeler le premier comité de lecture. Autour d’Érasme ou d’Alberto Pio, il décidera collégialement des publications à venir et construire un catalogue unanimement reconnu.
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Maisons d'éditions similaires :
Editions Maïa
Fédérop
Les éditions fédérop sont nées à Lyon en 1975. Nées des rêves et de l’obstination de Bernard Lesfargues, poète et traducteur. Il était entouré d’amis qui avaient tous en commun d’être partisans d’un fédéralisme européen – d’où le nom de « fédérop ». Occitan, très attaché à sa langue, Bernard Lesfargues eut à cœur de défendre les langues des minorités, il créa une collection de langue occitane qui réunit des auteurs tels que Robert Lafont, Bernard Manciet, Jean-Yves Casanova, Pierre Bec, Max Rouquette, Alem Surre-Garcia, Philippe Gardy…
Il fut également le premier en France à publier les auteurs d’expression catalane : Quim Monzó et Baltasar Porcel. Après avoir repris la collection Solaire, les éditions fédérop se sont attachées à faire découvrir des poètes d’expression française et étrangère, en créant la collection Paul Froment. Dans cette collection, en 1976, fut publié pour la première fois en français le grand poète espagnol, Vicente Aleixandre, (Prix Nobel 1977), suivirent Yannis Ritsos, Julio Llamazares, Franco Fortini, entre autres. Reprises en 1999 par Bernadette Paringaux, les éditions fédérop, maintenant implantées en Périgord, entendent poursuivre dans la voie tracée par Bernard Lesfargues.
Elles continuent de publier des poètes français ou étrangers, des ouvrages en occitan en version bilingue, ainsi que des auteurs catalans ; des romans, récits, nouvelles et essais d’auteurs français ou étrangers, entre autres : John Burroughs (L’art de voir les choses) et Ralph W. Emerson. Elles publient également des textes de littérature de voyage, notamment dans la collection « Chemins du Monde ».
En 2011, elles ont créé la collection Troubadours qui se donne pour but de populariser la poésie des troubadours occitans.
Tarabuste
Nul regret ne les taraude, eux, les compagnons de Tarabuste. Nul remords ne les traverse, ne les dévore. Ne se tracassent pas. Jamais. Jamais ou presque. Ne sont pas facilement troublés, bouleversés. Pertubateurs plus que perturbés, les compagnons.
Haïssent la tristesse. En la tristesse, écrit Descartes, dans "Les Passions de l'âme" (1649), "le pouls est faible et lent ; (...) on sent des liens autour du coeur, qui le serrent, et des glaçons qui le gèlent et communiquent leur froideur au reste du corps". Ne se sentent pas oppressés, pas ligotés, les Compagnons de Tarabuste. N'ont pas de glace dans le coeur, mais une flamme, tantôt timide, tantôt intense. Sont du côté de l'allégresse, les Compagnons. leur pouls est rapide.
Traboulent, les Compagnons de Tarabuste. Se faufilent dans les labyrinthes. Nomades. Ils errent. Traversent l'univers en des détours permanents. Rarement immobiles. Ne s'arrêtent un instant que pour s'offrir le plaisir de repartir brusquement, de commencer à nouveau un vagabondage que son interruption momentanée transfigure.
Traitent les obstacles, les limites, avec désinvolture. Avec impatience, se révèlent passe-muraille, sans toujours s'en rendre compte.
Sur leurs petits chevaux tatars, les Compagnons de Tarabuste parcourent en tous sens la toundra. Et leurs courses hasardeuses dessinent sur la terre, d'une écriture invisible, la forme des constellations.
Leurs rites sont hommages aux vents et aux tempêtes. Ils sacrifient des singes au simoun, des cygnes au sirocco, des ânes à la tramontane. En l'honneur du mistral, ils fracassent des miroirs. Ils sifflent pour appeler et apprivoiser les cyclones. Ils offrent aux ouragans des ourses noires. Ils dressent des autels dans les déserts et dans les clairières des forêts obscures.
Les Compagnons de Tarabuste sont barons du Tirliberly, ducs du Tohu-Bohu, comtes du Travestissement, princes de la Traverse. Tantôt ils désirent le silence ; plus souvent ils jouissent du Tintamarre.
Ils entrent en transe entre deux tranchées. Truculents, ils tentent de truander le destin, en trichant aux tarots. Ils tracent des trapèzes sur le sable que bleuit le crépuscule. Trapus, ils traquent les troupeaux de taureaux sauvages et les autruches dorées.
Gilbert Lascault
Ypsilon Editeur
Ypsilon Éditeur est né, en septembre 2007, d’un désir : celui de publier Un coup de Dés d’après les épreuves* – corrigées par Mallarmé – de l’édition qui devait paraître chez Ambroise Vollard : le choix du format et des caractères était fixé tout comme celui des illustrations d’Odilon Redon.
Le poème venait d’être publié à moitié dans la revue Cosmopolis, quand l’édition Vollard se proposait d’être définitive : « Cosmopolis a été crâne et délicieux ; mais je n’ai pu lui présenter la chose qu’à moitié, déjà c’était, pour lui, tant risquer ! Le poème s’imprime, en ce moment, tel que je l’ai conçu »**.
Finalement, la première édition du poème en volume ne parut qu’en 1914 chez Gallimard et cette édition dite originale (toujours rééditée depuis) ne respecte pas le projet initial.
Son format n’est pas conforme à celui voulu par Mallarmé, l’emploi de caractères elzéviriens (Garamont) contredit le choix de Mallarmé de composer le texte en Didot et les illustrations de Redon sont ignorées, et pour cause le sont restées longtemps.
La publication, pour nous fondatrice, du Coup de Dés tel que prévu par Mallarmé a, évidemment, déterminé notre orientation : les livres de littérature côtoient les ouvrages concernant la typographie et, récemment, une nouvelle collection de livres illustrés est venue compléter notre catalogue.
Carnets du Dessert de Lune
Fondées en 1995, Les Carnets du Dessert de Lune ont publié, sous divers formats, aphorismes, biographies expressionnistes, carnets de dessins, chroniques, contes et nouvelles, poésies, romans, recettes…
Plus de cent soixante titres sont ainsi sortis de cette maison, dont l’enseigne avait curieusement associé les mots de Carnet, Dessert et Lune. En 2005, quarante-six auteurs tentèrent d’en percer le mystère dans un ouvrage collectif au nom tout aussi mystérieux : Carnets du Dessert de lune à 46 pieds au-dessus du niveau de la mer du Nord.
En 2015, la maison d’édition venait fêter ses 20 ans à la FACTORIE / Maison de Poésie de Normandie. Moment émouvant avec les poètes qui avaient pu faire le déplacement et belle occasion d’arroser sans modération l’immense travail accompli par son créateur à la barbe blanche et au verbe haut Jean-Louis Massot.
Normal donc qu’au moment de transmettre le flambeau, la Factorie ait répondu sans hésitation. Oui, les normands étaient d’accord pour continuer. Oui, ils étaient tout feu tout flamme à l’idée de poursuivre une telle aventure. Oui, c’était un sacré catalogue. Oui le jeu en valait la chandelle. Oui, nous avions aussi une bonne bière en Normandie.
Et puis, rien d’anormal à ce qu’une Maison de Poésie (normande, certes, mais avec des accointances belges indubitables) porteuse de deux festivals, de spectacles de poche, de deux prix de poésie (prix CoPo et prix CoPo des lycéens) et dans laquelle viennent résider chaque année une trentaine de poètes, se dote d’une maison d’édition (et pas n’importe laquelle !).
En 2021 naissait donc une nouvelle association, domiciliée à la Factorie, reprenant tout d’abord le volet Poésie des carnets :
En juin 21 sortent donc les nouveaux recueils de poésie de la collection Pleine Lune
En novembre 22 la collection jeunesse reprend du service sous le nom de Petite Lune
En mars 2023 se pointe la collection Lune de Poche
En octobre 23, la collection de poésie européenne fait ses premiers pas ( titre provisoire : Commune Lune)
D’autres collections suivront (une collection audio, des livres objets, des poèmes affiches… ce ne sont pas les projets qui manquent !)
C’est également en 2021 que la diffusion et la distribution sont confiées en France à CEDIF et POLLEN. Côté belge, pas de changement puisque diffusion et distribution restent dans les mains de la Maison de Poésie d’Amay. Un lien que nous sommes heureux de maintenir.
Arche éditeur (L')
Ouest-France
Elles jouent également un rôle notable dans le rayonnement culturel en se positionnant résolument comme la maison d'édition des régions de France.
Avec 200 nouveautés publiées par an et un catalogue de 1500 titres, elles travaillent avec plus de 2000 auteurs, tous spécialistes de leur domaine.
Spécialisées dans le tourisme, elles ont développé des collections histoire, patrimoine, cuisine, pratique, mer, nature, loisirs créatifs, architecture et beaux livres.
Glyphe
Editions Garnier
Les Éditions Garnier ont été fondées en 1833 par Auguste et Hippolyte Garnier. Leur librairie, ouverte sous les arcades du Palais-Royal, connaît très vite le succès. Les frères Garnier achètent bientôt les fonds de Delloye, Dubochet et Salvat (éditeurs des grands écrivains romantiques) et le fonds classique de Panckoucke. Ils éditent certaines œuvres de Sainte-Beuve, Musset, Gautier, Sand, Vigny.
La maison évolue, s’agrandit, et crée la collection des « Classiques Garnier » à la couverture jaune qui a marqué des générations de lecteurs depuis 1896. Si elle propose d’abord des ouvrages à prix très bas, la collection s’oriente au cours du XXe siècle vers des éditions savantes. Ce tournant engage les Éditions Garnier sur la voie de l’édition de référence en langue et littérature française.
Reprise en 1983 par les Presses de la Cité, la maison Garnier rejoint le groupe indépendant Rue des écoles en 1998. Les Éditions Garnier publient dès lors des éditions de référence en langue et littérature française : c’est ainsi que paraît, sous la direction de Claude Blum, Le Nouveau Littré, 2005-2009. Les Éditions Garnier ont également réalisé plusieurs collections en partenariat avec Le Monde (« Les Rebelles », 2012 ; « Les Petits Guides de la langue française », 2017) ou avec Le Figaro (« La Bibliothèque » de Jean d’Ormesson, 2009).