
Héloïse d'Ormesson: contact et modalités de dépôt d'un manuscrit
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Maisons d'éditions similaires :
Joca Seria
Créées par Brigitte et Bernard Martin, les éditions Joca Seria ont publié leurs premiers livres en 1991. Au fil des vingt années écoulées, des rencontres et des opportunités ont permis de « construire » autour de l’art et de la littérature un catalogue qui compte aujourd’hui plus de 300 titres à raison de 10 à 20 titres par an.
Alter Ego éditions
Cette société a cessé son activité en 2020.
Créée en 2002 à Céret (« La Mecque du Cubisme »…), dans les Pyrénées-Orientales, Alter Ego est une maison d’édition qui concentre son activité éditoriale sur ce qui a trait aux arts modernes et contemporains (arts plastiques, musiques, gastronomie) en partant le plus souvent d’un point de vue local ou régional.
Le but poursuivi est de populariser et mettre en valeur ce que le local a apporté au général : à l’Histoire de l’art en général et aux courants artistiques qui ont marqué le monde entier. En 2010, Alter ego a enrichi son catalogue d’une collection : « Jazz impressions » qui compte déjà parmi les auteurs publiés ceux qui font autorité en ce domaine: Alain Gerber, Michel Arcens, Alain Pailler, Jean-Pierre Moussaron…
Corti (Editions José)
Gallimard
Sonneur (Éditions du)
Fondées en 2005, les Éditions du Sonneur sont nées de l'envie de partager leur goût du livre et de la littérature, avec trois objectifs :
- publier des textes inédits et des textes oubliés ou méconnus dignes de vivre ou de revivre, d’être découverts ou retrouvés.
- éditer peu de titres, mais les accompagner assez longtemps pour qu’ils trouvent leurs lecteurs. Des ouvrages auxquels on revient et avec lesquels on vit. Bref, le contraire de la surproduction et de la grande consommation littéraire.
- ajouter au plaisir de découvrir des textes celui de lire des livres fabriqués avec soin.
Lansman
Boucherie littéraire (La)
Les éditions la Boucherie littéraire ont été créé en 2015 dans le Lubéron.
Elles publient des textes d'auteurs contemporains offrant exclusivement à lire de la poésie.
Les publications relèvent forcément de ma sensibilité. Je recherche une poésie à fleur de peau... Celle de l'intime, celle de la respiration.
Mais celle qui sait aussi être incisive, avec du poignant, du saisissant, qui nous remue, qui nous fouille...
La forme poétique privilégiée est le retour à la ligne.
Les éditions sont menées avec exigence que se soit dans l'accompagnement de l'auteur et son texte ou encore dans les choix de papiers de création que de l'impression des livres.
Par ailleurs, elles accompagnent le livre pour qu'il puisse rencontre son lecteur. Aussi dans un soucis constant de diffusion du livre, la Boucherie littéraire privilégie la vente en librairie.
Les éditions la Boucherie littéraire ont le désir d'offrir au lecteur une poésie qui les accompagnera tout au long de leur vie.
Éditer est un acte de création à part entière.
Je souhaite des destinations où je pourrais partager avec vous de nouvelles sensibilités et de belles rencontres humaines et littéraires. Je ferais escale là où les mots et les blancs de la page distillent l'essence de poésie qui nous irrigue.
Antoine Gallardo
L'insomniaque éditions
Deuxième époque éditions
Corridor Bleu (Le)
Comme le suggère indirectement le précepte gravé à l’entrée du temple de Delphes, il est important de savoir de quoi l’on parle et surtout avec qui. Aussi le Corridor bleu se doit de vous dire qu’il est né à Douai, Nord de la France, en 1997 (là où Arthur Rimbaud composa ses cahiers et adressa ses lettres du voyant à son professeur Paul Demeny, rue de l’Abbaye-des-prés), un 22 septembre, jour de la fête nationale du Mali. Autour d’une poignée de poètes plus ou moins illuminés.
La première rencontre déterminante, si l’on suit une trame à la Gurdjieff dans ses Rencontres avec des hommes remarquables, fut, sans l’ombre d’un doute, celle de Michel-Georges Micberth qui catalysa énergies, volontés et beautés. La seconde fut celle d’Ivar Ch’Vavar, chaman et grand manitou de ce que d’aucuns appelleront la Grande Picardie Mentale, soit un territoire à la fois réel et surréel, qui s’étend du Hainaut belge jusqu’à la Picardie actuelle (pour combien de temps?) et dont les membres du Corridor bleu (car il y a eu, au début, un esprit d’équipe, enfin, une communion, qui ne portait pas même de nom et dont on conserva le souvenir à travers les ruines) arpentèrent les coins et les recoins à la recherche des lieux sacrés, des héros (dont le plus grand est saint Benoît-Joseph Labre) et des bandits comme il était indiqué dans le livre des livres Hölderlin au mirador du grand Ivar Ch’Vavar. Le plus grand livre de poésie de la fin du siècle précédent. Oui. À s’en taper la tête contre les draps du réel de stupeur.
Charles-Mézence Briseul, un peu, malgré lui, à l’origine de tout, exigeait que chacun des membres lût le livre au moins une fois par an. Ce qui ne fut pas forcément suivi. Au prix de grands tracas. D’où certaines dislocations. Qui finirent toujours, c’est vrai, plutôt bien. Durant ces années d’initiation à la chose poétique et à l’édition underground, on put recenser de nombreuses participations à des salons, lectures, performances, festivals, plus ou moins obscurs. Mais au fond des ténèbres se tapit la vérité. Du moins une partie. Publication de la poésie la plus expérimentale: Henri Chopin, Pierre Garnier, Bernard Heidsieck.
Commencença une relative errance du Corridor bleu de par la France et le monde, depuis la Roumanie et Jérusalem, jusqu’en Inde, Bénarès (Varanasi), où devant les crémations, au bord du Gange, il devint évident, que sa mission, plus que jamais, serait de promouvoir la création, quelle qu’elle soit, littéraire, philosophique ou spirituelle, la plus exigeante et la plus marginale, celle que tous les autres, par lâcheté ou paresse, refusent et refuseront toujours de mettre en avant. Pas très loin du parc aux gazelles où le Bouddha prononça son premier sermon. On en pleura au milieu des mendiants estropiés. Et des saints reliés au grand créateur, même s’ils n’en parlaient pas ainsi. Publication des grands poètes contemporains: Laurent Albarracin, Pascal Boulanger, Louis-François Delisse.
Puis l’on changea d’hémisphère pour rejoindre La Réunion, qui est, à peu de chose près, comme l’a révélé Jules Hermann, plus ou moins, le centre, sinon l’origine, du monde ancien et à venir. Exploration des sociétés secrètes, des abysses, des cimes inaccessibles et ouverture du catalogue à une marginalité toujours plus importante devant la médiocrité de l’époque. Tout s’inversa. Les premiers, derniers, devinrent, et vice versa. Publication du texte fondateur du Japon, le Kojiki, des écrits mystiques d’Agnès Gueuret et d’une série d’entretiens avec un prêtre kanak, Roch Apikaoua.
Le futur est déjà là. Des livres à inventer. Ceux que l’on aurait voulu trouver au fond d’une librairie improbable. Que l’on aurait voulu voler ou offrir. Que les bourgeois jettent avec dégoût loin devant eux. Que l’on pose avec soin et crainte sur sa table de nuit avant de sombrer dans le sommeil en espérant qu’il soit court. Livres de pure farine et bons à caler un lit branlant un soir de cyclone.