Cercle d'Art: contact et modalités de dépôt d'un manuscrit
Pablo Picasso lui-même joua avec les Éditions Cercle d’Art le rôle de la bonne fée se penchant sur le berceau du nouveau-né en 1949. Ayant encouragé son ami Charles Feld, imprimeur durant la Résistance, à créer son entreprise, il resta son compagnon de route jusqu’à sa disparition. En effet, bien avant Andy Warhol, Picasso fut sans doute le premier artiste au monde à avoir compris l’intérêt de diffuser son œuvre sur tous les supports existants. À travers Feld et le Cercle d’Art, il entrevoyait le très large public auquel il allait pouvoir faire connaître son œuvre par le procédé nouveau de l’imprimerie offset.
Grâce à la notoriété de Picasso et à son aura artistique et intellectuelle tant en France que dans le monde entier, les Éditions Cercle d’Art ont construit progressivement un très riche catalogue de livres de fond sur l’art international, ancien, moderne, aussi bien que contemporain. Plus d’un demi-siècle après sa fondation, sa mission est demeurée la même : promouvoir la création et les artistes par le livre.
Pluridisciplinaire, la ligne éditoriale délaisse querelles de chapelles, d’époques, de courants pour transposer l’époque dans les plus beaux livres, les mieux réalisés, les plus soignés qui soient. Cercle d’Art veut agir en interprète des créateurs et de leurs thématiques personnelles, de leurs univers et de leurs émotions.
Contact
Site Web
https://www.cercledart.com/Téléphone
33148879212Adresse
1, rue de la Manutention, 75116 Paris FranceSite Web
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1, rue de la Manutention, 75116 Paris FranceMaisons d'éditions similaires :
Mers du Sud
Enrick B. (Éditions)
Créées en 2007, les Éditions Enrick B. sont nées d’une volonté : partager les idées, les savoirs et les réflexions qui traversent notre société. Depuis, la maison d’édition a publié des dizaines de titres avec toujours la même attention portée aux lecteurs, qu’ils soient novices ou professionnels.
D’abord centré sur la psychologie, le catalogue s’est rapidement étendu au droit, à l’entreprise et aux essais d’actualité. Aujourd’hui, la maison continue de grandir avec le même enthousiasme pour développer de nouveaux projets.
Alisio
Alisio est la marque des éditions Leduc.s dédiée aux voies qui inspirent : essais, documents, biographies, manifestes…
Alisio en portugais, trade winds en anglais, ces termes désignent les vents qui ont ouvert la voie des Amériques aux navigateurs et aux explorateurs du XVe siècle.
Héritiers de ces pionniers, les entrepreneurs, les leaders, les créateurs et les penseurs sont les aventuriers des temps modernes.
Alisio donne une voix à tous ceux qui ouvrent des voies : des figures, des idées, des modèles qui inspirent.
Cette année, les Éditions Alisio lancent un appel à manuscrits inédit afin de publier le récit d’un aventurier d’aujourd’hui.
Guy Trédaniel
Chariot d'or
Edisud
Fondée en 1971 à Aix-en-Provence, Edisud continue d’explorer ses thématiques favorites : jardin, nature bien-être et santé, patrimoine de Provence et de Méditerranée, guides de tourisme et de randonnées, cuisine des régions et cuisine du monde, bricolage, décoration et loisirs créatifs, livres sur le boutis, lettres, dictionnaires et manuels de langue provençale.
Avec aujourd’hui plus de 500 titres à son catalogue, la maison propose un large choix d’ouvrages pratiques, de livres «découvertes» et de beaux livres dans des collections plébiscitées et suivies par un large public aussi bien que par la presse : Petits Bonheurs Maison, Je choisis le naturel, Pas à pas, Nature au Sud, Voyages gourmands…
Des titres phares et de grands succès, comme L’Art du potager en carrés, Vins apéritifs maison, Sauvages et comestibles, Cueillir et cuisiner les plantes sauvages, Jardin sans eau, Canal du Midi à vélo, Recettes en Provence ou encore Ocres et finitions à la chaux… sont le reflet de plus de quarante ans d’expérience, de rencontres et de collaborations avec des auteurs de renom.
Edisud peut en effet s’enorgueillir de publier les ouvrages de Marie-Françoise Delarozière, Marie-Claude Paume, Jean-Paul Collaert, Philippe Calas, Andrée Maureau, Vincent Albouy, Jean-Marie Blas de Roblès, Xavier Delestre, Mireille Sicard, Martine Bonnabel-Blaize, Lionel Clergeaud, François Couplan, Serge Panarotto, Bernard Duplessy, Marie-Nicole Le Noël, Gwenole Le Guellec… et de nombreux autres auteurs de référence.
Amyris Editions
Bonneton (Christine)
Le Temps Présent
1937 – 1940 : fondation
Août 1937 : le journal dominicain Sept, créé en 1934, dont le sous-titre est « l’hebdomadaire du temps présent », est condamné par le Vatican suite à la parution de deux articles : un entretien avec Léon Blum et une critique de Franco.
En réaction à cette interdiction, François MAURIAC et Jacques MARITAIN obtiennent de l’épiscopat français l’autorisation de faire paraître un hebdomadaire dirigé par des laïcs : Temps Présent.
5 novembre 1937 : premier numéro de Temps Présent, dont le rédacteur en chef est Stanislas Fumet.
On trouvera, parmi les signatures importantes :
Hubert BEUVE-MÉRY, le père Marie-Dominique CHENU, DANIEL-ROPS, Joseph FOLLIET, Stanislas FUMET, Georges HOURDIN, Gabriel MARCEL, Jacques MARITAIN, Louis MASSIGNON, René SCHWOB
François MAURIAC publie chaque semaine un « billet » en première page.
Si la ligne éditoriale est hostile au communisme et à la Russie soviétique, la dénonciation du nazisme et du fascisme est plus vigoureuse encore. Dans son autobiographie Histoire de Dieu dans ma vie, Stanislas FUMET écrit à ce propos :
« Personnellement, je n’assimilais pas l’idéal communiste à l’idéal fasciste, et surtout à l’idéal national-socialiste, pour ce que, dans le communisme, s’il se trompe sur la notion de l’âme humaine qu’il reste incapable de connaître, je vois un but à atteindre, qui est un idéal de justice, tandis que dans les totalitarismes nazi et fasciste il ne s’agit que d’un idéal d’injustice. »
Le tirage moyen du journal est de 30 000 exemplaires.
1940 – 1944 : Résistance
12 Avril 1940 : publication d’un article du colonel Charles DE GAULLE, « La guerre des engins », où ce dernier expose ses conceptions militaires, alors rejetées par l’état-major.
De GAULLE faisait partie des « Amis de Temps Présent », une association animée entre autres par Maurice SCHUMANN, qui soutient et diffuse le journal, et constituera un vivier de recrues pour la Résistance.
14 juin 1940 : le journal cesse de paraître.
20 décembre 1940 : À Lyon, encouragé, entre autres, par le cardinal GERLIER et les Jésuites de Fourvière, Stanislas FUMET fait renaître Temps Présent sous le titre Temps Nouveau, définitivement interdit en août 1941. Les locaux, rue de Constantine, sont un carrefour de la Résistance. Stanislas FUMET y organise notamment la rencontre entre Henri FRENAY, chef du réseau Combat, et Pierre CHAILLET : le premier aidera le second à fonder la revue clandestine des Cahiers du Témoignage Chrétien.
À Paris, Ella SAUVAGEOT, administratrice du journal depuis sa création, s’efforce de faire survivre la société Temps Présent et ses locaux du 68 rue de Babylone, dans le 7e arrondissement. Ces derniers accueillent des réunions clandestines du Conseil National de la Résistance.
1944 – 1947 : croissance et divisions
25 août 1944 : le journal paraît à nouveau.
Le tirage monte à 60 000 exemplaires en 1944 et jusqu’à 110 000 exemplaires en 1945.
Départ de Jacques MARITAIN, nommé ambassadeur de France auprès du Saint-Siège, et de François MAURIAC, passé au Figaro. Arrivée d’Hubert BEUVE-MÉRY, nommé rédacteur en chef, avant de fonder Le Monde. Il continuera à publier une chronique de politique extérieure sous son pseudonyme Sirius.
En 1945, Temps Présent lance l’hebdomadaire la Vie Catholique Illustrée (devenu la Vie) dont il confie la direction à deux journalistes membres de sa rédaction depuis 1937, Georges HOURDIN et Joseph FOLLIET.
La ligne éditoriale se veut alors indépendante de l’Église catholique, suite à l’attitude des évêques français pendant l’Occupation. Elle prône un socialisme humaniste et le maintien de l’unité réalisée dans la Résistance, notamment avec les communistes. Mais la rédaction, partagée entre démocrates chrétiens, gaullistes et progressistes, finit par se diviser autour de cette question. C’est sans doute une des raisons de l’arrêt de sa parution.
16 mai 1947 : dernier numéro de l’hebdomadaire Temps Présent.
Depuis 1947 : mouvements et édition
1950 : le bimensuel la Quinzaine, initié par Ella SAUVAGEOT et dirigé par Jacques CHATAGNER, succède à Temps Présent.
1955 : la Quinzaine est condamnée par l’Église pour son soutien aux prêtres ouvriers. Elle décide de cesser la parution.
1955 – 1992 : plusieurs titres succèdent à la Quinzaine : le Bulletin, Lettre, Il est une foi.
Dans les années 1990, le siège de Temps Présent, demeuré au 68 rue de Babylone, accueille des mouvements en désaccord avec le repli identitaire de l’Église catholique qui a suivi les espoirs nés avec Vatican II : Nous sommes aussi l’Église (NSAE), Droits et liberté dans les Églises (DLE), Femmes et hommes en Église (FHE)… Des mouvements qui sont nés ou qui ont pris de l’ampleur après que l’évêque d’Évreux, Jacques GAILLOT, a été déchargé de ses fonctions en 1995.
Février 1999 : sous l’impulsion de Jacques CHATAGNER, création de la Fédération Réseaux du Parvis qui rassemble quatorze de ces mouvements et leurs déclinaisons locales (dont David et Jonathan, Plein Jour, Évreux sans frontières…), et co-édition, avec Temps Présent, de la revue les Réseaux des Parvis.
2009 : Temps Présent se lance dans l’édition de livres, au croisement des questions religieuses, politiques et sociales.