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47 Quai des Grands Augustins, 75006 Paris FranceMaisons d'éditions similaires :
La Bouinotte
Futuropolis
Cambourakis
Murano Publishing
Monde à l'envers (Le)
Le monde à l’envers, c'est l’association de quelques complices qui s'improvisent éditeurs pour diffuser des livres de critique sociale au-delà du cercle militant.
Éditer des livres, car nous croyons au pouvoir des idées plus qu’à l'idée de pouvoir. La diffusion d'idées politiques est l’un de nos moyens de bouleverser le monde.
Mesurer le possible, ou prendre conscience de nos forces. Pour changer le monde, il faut savoir que c’est possible. Le monde à l'envers documente, enrichit et critique les luttes contre le capitalisme, le patriarcat, la technologie, la police. L’ordre des choses n'est ni juste, ni naturel, ni éternel. Encore faut-il réussir à le changer.
Mesurer le possible, ou prendre la mesure des forces des adversaires. La conscience de la situation, aussi laide soit-elle, est nécessaire à sa transformation. Le monde à l’envers documente l’état du monde et de ses infrastructures en vue de sa subversion.
Le possible, dans ces temps de globalisation, semble de plus en plus imposé. Ça se passe chez nous, c’est à dire partout. Le monde à l'envers met en avant les aspects locaux d’une critique sociale globale car un ancrage territorial permet une emprise sur le monde.
Pour qu’un jour les possibles soient incommensurables.
Des Bulles dans l'Océan
Il y a une dizaine d’années, nous nous lancions dans l’édition. La passion… mais pas que. L’envie d’être indépendant, le défi de promouvoir de jeunes auteurs en devenir,
Le désir de faire notre métier différemment – libraire-éditeur est un plaisir double – et, disons-le, d’être perçu autrement que comme un vendeur relais de ce que font les autres.
Grâce à ceux qui nous font confiance la DAC OI et la Région Réunion, nous avons pu surmonter les pires difficultés, aidés en cela par un lectorat de plus en plus nombreux et Fidèle. Merci à vous.
Cette année est un tournant. 12 nouveautés, 1 par mois, ce qui est pour nous un véritable test de notre capacité à répandre ces belles histoires des auteurs de l’indianocéanie ou d’ailleurs.
Qui en parlent avec passion. Nos auteurs des Mascareignes sont libres de leur sujet car nous considérons que leur talent est plus important que leur identité. Si les deux se conjuguent cela n’en est que Meilleur. Que ceux d’au-delà notre océan qui nous rejoignent dans cette aventure soient remerciés car grâce à eux nous pouvons réaliser plus d’albums mettant en valeur la richesse de notre patrimoine.
Nous allons, en autres, publier le premier manga d’un auteur réunionnais. Donnons ainsi encore plus de sens à notre démarche.
Des Bulles dans l’Océan, plus que jamais créateur d’émotions !!
Jean-Luc Schneider, Libraire éditeur DBDO
Agrume (Éditions de L')
Cinquième Couche (La)
La Cinquième Couche est une maison d'édition belge indépendante. La Cinquième Couche, dite aussi 5c, publie essentiellement de la bande dessinée depuis 1993.
Fondée par un groupe d'auteurs de l'atelier de bande dessinée de l'Institut Saint-Luc de Bruxelles (Damien Rocour, Sarah Masson, Michel Squarci, Sibylle Loof, Olivier Fable, Vincent Dutreuil, Nicholas Wood, Sébastien Kempenaers, Christophe Poot, Renaud De Heyn et Xavier Löwenthal), elle demeure jusqu'à la fin des années 1990, un groupe informel qui auto-publie ses productions. Ce n'est qu'au tournant des années 2000 qu'elle devient une réelle structure d'édition. Elle est actuellement pilotée par William Henne.
Cinq collections ont été créées : F., Extracteur, écritures, ESSAIM et Point métal.
En 2016, le catalogue compte 110 publications (5 revues publiées entre 1993 et 1998 et le reste publié à partir de 1999), par une soixantaine d’auteurs, provenant d’une dizaine de pays différents (Belgique, France, Suisse, Allemagne, Autriche, Portugal, Grèce, Finlande, États-Unis, Corée…)
La 5e Couche n’a jamais clairement définit sa ligne éditoriale a priori, sinon qu’en redéfinissant sans cesse son média, elle inscrit la bande dessinée dans les pratiques contemporaines (Tout ce qui frôle la bande dessinée et tend à l’en éloigner intéresse la 5e Couche, extrait du catalogue). Cependant, on peut dégager une tendance lourde en survolant le catalogue de l’éditeur : l’approche conceptuelle. Les publications procèdent majoritairement d’un dispositif narratif ou graphique d’ordre ludique, spéculatif, théorique, poétique ou auto-référentiel, qui préside au propos de l’auteur. Alors certes ce sont des dispositifs que l’on pourra trouver ailleurs (que ce soit en bande dessinée, en littérature ou dans les arts visuels), mais il y a incontestablement, dans les choix du comité éditorial, une inclination jubilatoire pour les jeux sur le langage et les codes visuels : les détournements, les mises en abîme, les structures narratives renversées et/ou systématiques, le jeu sur les contraintes, la déconstruction du récit, la parodie, les postulats surréalistes (poétiques, insolites, absurdes), la déconstruction de l’image, le rapport texte/image dissocié, l’abstraction, le récit métaphorique, la structure musicale, l'imposture,... Tous ces dispositifs formels n’oblitèrent pas les propos de leurs auteurs, au contraire, ils les réactivent : en abordant un thème, déjà mille fois traité, sous une forme renouvelée ou inusitée, l’auteur met en avant son sujet, qu’il soit politique, autobiographique, philosophique ou social.
Cette inclination conceptuelle et ludique n’escamote pas non plus les préoccupations formelles purement rétiniennes des auteurs : couleur, matière, techniques, texture, forme, dessin, composition… (ce sont des aspects traditionnels et modernistes déjà très présents chez d’autres éditeurs, y compris plus classiques).
De même que La 5e Couche participe d’une tendance générale de ces dernières décennies, le décloisonnement. Les livres publiés par la 5C sont pour la plupart à la lisière de la bande dessinée. Les auteurs publiés investissent le plus souvent d’autres disciplines et cela se répercute sur leur pratique de la bande dessinée : le théâtre, la performance et l’installation, la musique, la peinture, la sculpture, le graphisme, la sérigraphie, le cinéma d’animation et la vidéo, le dessin contemporain, la photo, l’affiche, la littérature,… (cet aspect n’est pas forcément spécifique à La 5e Couche et se retrouve chez de nombreux auteurs publiés ailleurs).
Quelques épisodes marquant ont jalonné l’histoire de la 5C : de 2004 à 2007, elle a repris à son catalogue la revue de littérature contemporaine écritures. De 2010 à 2013, elle a publié également la revue "Soldes, Fins de Séries", de Marc Borgers et Jean-Louis Sbille. Elle a été l'éditeur de la Bande dessinée Katz, détournement controversé de Maus, de Art Spiegelman, dans lequel l'auteur anonyme (Ilan Manouach) avait remplacé toutes les têtes des différentes espèces représentées par des têtes de chats. La 5e Couche est aussi l'éditeur de Judith Forest, succès de la bande dessinée féminine, en réalité une imposture littéraire de ses éditeurs de l’époque, William Henne, Xavier Löwenthal et Thomas Boivin.
Texte du catalogue : La bande dessinée est une forme contemporaine parmi d'autres.5C la tient en haute estime, elle et ses lecteurs. Tout ce qui frôle la bande dessinée intéresse La 5e Couche et tend à l’en éloigner. Son champ d’action est, par définition, poreux et illimité. Il ne serait pas étonnant de trouver, parmi ses livres, un précis d’urbanisme tatare ou de dodécaphonisme bantou, pourvu qu’ils s’articulent. Deux images / photos / mots etc. peuvent suffire à établir une articulation narrative. 5C montre. Du jamais vu, jamais comme ça, s’il en est.
5C agence. 5C fomente les conditions qui rendent la création possible. 5C n’a pas de cible. Son manifeste, ce sont ses livres.
Dès l’origine, le sens fusait de toutes parts. Parce que le sens n’est pas dans l’ordre des causes et des conséquences jusqu’au dénouement. Parce que le sens n’est pas dans l’élucidation. Comme un robot privé de sa fonction : il est inutile et libre. 5C aujourd’hui, c’est un catalogue de plus de vingt ans de publications, depuis les expériences collectives du groupe initial jusqu’aux livres d’aujourd’hui. Vous le tenez entre vos mains.
Vraoum
A l'origine de VRAOUM, il y a les éditions Warum, fondée en 2005 par Benoà®t Preteseille et Wandrille. Warum est un label indépendant classe et de bon goût qui reflète les deux facettes des deux fondateurs.
Cependant, au fil du temps, l'un des deux a ressenti l'envie de faire des projets plus grands publics qui n'auraient pas forcément trouvé leur place dans le label originel.
Voilà pourquoi, en 2008 est fondé VRAOUM ! un label qui se consacre à une bande dessinée plus ouverte au grand public, sur les nouveaux supports de publications, notamment internet (Blog, webcomics, interactivité…), afin de mettre l'exigence qui était celle de WARUM dans la conception de ses livres au service d'une bande dessinée populaire dans la lignée de Gotlib, Goscinny, Morris ou Charlier.
VRAOUM ! ouvre donc son catalogue avec quatre collections Autoblographie (autobio plus ou moins fictive issue du blog), puis Heromytho ( livres portant sur des héros à tendance mythique), qui sont suivie en 2010 par deux nouvelles collections : Bàªte comme chou (série animalière, fuitrière, légumière) et ConConcept (série à concept un peu bàªte).
La première action de VRAOUM ! aura été l'organisation du concours Révélation Blog lors du festival d'Angoulême, qui a récompensé Aseyn en 2008, Lommsek en 2009, puis Lilla en 2010. Il sera un des premiers auteurs publiés de ce nouveau label. Les deux premiers livres seront celui de Monsieur Le Chien, et La Boucherie de Bastien Vives, auteurs qu'on ne présentent plus.S'ensuivront, entre autre chose l'adaptation en 2009 du blog de Laurel, Un crayon dans le cÅ“ur ainsi qu'une flopée de projets issus de la publication internet... ou pas.
Que ce soient WARUM ou VRAOUM, on retrouve dans les deux cas, le soin apporté à la conception des livres et la volonté de faire les choses différemment et de réinventer certains codes.
Les deux structures s'impliquent régulièrement dans la promotion d'événements atypiques, mélangeant le spectacle vivant et la création internet dans les festivals où ils sont présents (Lyon-BD, Colommiers, Angoulêe...) Benoît Preteseille et Wandrille, les deux auteurs fondateurs animent aussi régulièrement des conférences, sérieuses ou irrévérencieuse portant sur leur métier d'éditeur, sur la création en ligne, ou sur la bd en générale. En deux ans d'existence, VRAOUM a publié une dizaine de titre, creusant dans le paysage de la bande dessinée son sillon de trublion graphique et narratifs, impertinents et innovants.
En 2014, Warum-Vraoum rejoint le groupe Steinkis et commence à conquérir le monde.
En 2042 Warum Vraoum rachète Media Participation, Lagardère et Total. Le monde connait une période de paix sans précédent.
Atrabile
Atrabile publie de la bande dessinée depuis 1997. C’est à peu près tout ce que vous avez besoin de savoir.
ATRABILE 1. n.f. ( lat. bilis atra, bile noire) Bile noire qui passait pour causer la mélancolie. 2. Une envie de partager. 3. Une rage adolescente qui ne compte pas s’assagir. 4. Un travail de fourmi. 5. Une autre façon de faire. 6. C’est dire non au tape à l’œil et au plus petit dénominateur commun. 7. Une envie de bien faire et toutes les erreurs qui vont avec. 8. Un espoir infini. 9. Des déceptions passagères. 10. Des doutes chroniques 11. De la persévérance. 12. Une certaine idée de la bande dessinée. 13. A-T-R-A-B-I-L-E.